Choisir et organiser
 

La catégorisation des compétences

Ainsi, les compétences peuvent se loger dans les catégories suivantes:

  • de base (lire, écrire, compter)
  • techniques (protocole IP)
  • professionnelles (associées à la pratique d'une profession ou d'une activité assimilable)
  • organisationnelles (reliées aux façons de faire propres et particulières d'une organisation donnée)
  • technologiques (maîtrise d'un logiciel)
  • génériques / transverses / d'interaction.

Les types de référentiel

Les référentiels peuvent être de type « universel » ou de type plus « local et circonstanciel ». Un référentiel de type universel est construit le plus souvent par des personnes et des organisations extérieures pour codifier un ensemble de compétences jugées d’application élargie en termes de personnes ciblées, par exemple des gestionnaires, d’organisations telles toutes les entreprises et les organisations publiques, etc. Un référentiel de type local et circonstanciel spécifique est le plus souvent élaboré par l’entreprise ou l’organisation elle-même, ou à la demande de celle-ci, par un tiers, à des fins particulières et pour des besoins spécifiques. Un tel référentiel a donc une couleur particulière, celle de l’entreprise ou de l’organisation et le plus souvent, il vaut pour une catégorie particulière de personnes et pour un temps donné, considérant les transformations fréquentes vécues.

La construction

Plusieurs modes de construction sont possibles. En voici quelques-uns.

Sur la base d’expériences et d’expertises de consultation significatives

Une société de consultants en ressources humaines ou en psychologie industrielle a à son actif de nombreuses années de consultations auprès de clients diversifiés en matière notamment de sélection, de dotation, d'évaluation de rendement. Ces interventions l’ont amenée à accumuler des matériaux informatifs touchant les compétences les plus souvent nommées, souhaitées, jugées stratégiques par le plus grand nombre d’organisations et les multiples définitions données. Partant de là, cette firme décide de construire un référentiel de type universel qu’elle soumettra à la consultation de ses meilleurs clients. L’objectif poursuivi sera alors de mettre sur le marché un référentiel qui soit acceptable et utilisable, moyennant choix et priorisation locaux, pour le plus grand nombre d’entreprises et d’organisations possible et pour le plus grand nombre d ’utilisateurs (personnes).

À partir de la réalité spécifique d’une entreprise ou d ’une organisation donnée

Une entreprise ou une organisation peut choisir de se doter d’un ou de plusieurs référentiels qui lui soient propres. Celle-ci peut partir de ses expertises et expériences locales ainsi que de référentiels existants sur le marché pour lesquels elle a une licence d’utilisation et développer un nouveau référentiel pour répondre à un besoin particulier. Un tel référentiel pourra être plus ou moins développé : de la simple liste de compétences avec une définition brève, à un exercice plus élaboré avec des déclinaisons d’indicateurs selon un certain nombre de niveaux. Une autre façon de procéder est de partir d’une analyse des situations de travail et des tâches effectivement réalisées par une catégorie d’employés : techniciens, professionnels, cadres, d’en faire une analyse fine et d’en déduire les compétences que le titulaires actuels ou futurs des postes doivent manifester.

Publié dans le Bulletin Alto No.1 Volume 2, février 2003






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